Air France: Y’a de la violence dans l’air!

Air France: Y’a de la violence dans l’air!

L’article paru sur le site lesechos.fr le 6 octobre 2015 intitulé «Violences à Air France : que risquent les salariés concernés ? » écrit par Jean-Philippe Louis revient sur une journée de manifestation qui a mal tourné chez Air France.

Tout d’abord, faut-il rappeler que l’article 1er de l’accord du 17 juin 2011 relatif au harcèlement et à la violence au travail du code du travail décrit la notion de violence au travail comme étant une violence se produisant «  lorsqu’un ou plusieurs salariés sont agressés dans des circonstances liées au travail. Elle va du manque de respect à la manifestation de la volonté de nuire, de détruire, de l’incivilité à l’agression physique. La violence au travail peut se traduire par des agressions verbales, comportementales, physiques… »

-Les faits :

Le lundi 5 octobre 2015, une journée de mobilisation des salariés d’Air France étaient prévue contre un plan de restructuration de la compagnie menaçant 2900 emplois. Mais suite à l’interruption violente de manifestants lors d’un comité central extraordinaire sur le site d’Orly, sept blessés ont été recensé, dont le directeur adjoint et le directeur des ressources humaines de la compagnie. Suite à ces violences, la compagnie a décidé de porter plainte pour « violence aggravée ».

-Quelles sanctions ?

En théorie, selon le code pénal, les peines vont de 5 ans pour séquestration à 1 an et 15 000 euros d’amende pour l’occupation d’une entreprise.

Comme nous l’indique Jean-Philippe Louis, dans le cas d’Air France, les salariés impliqués risquent à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, car ces violences ont entraîné des incapacités de travail de plus de 8 jours,  car elles ont été commises sur des personnes chargées d’une mission de service publique, et enfin, car ce sont  des violences commises en groupe. En bref, l’atterrissage risque d’être brutal pour les employés impliqués.

Pour réagir à cet article et participer à notre forum, cliquer ici

One comment

Laisser un commentaire