Attentats de Paris : quels impacts sur le monde du travail ?

Le 20 novembre 2015, Manuel Valls, notre Premier ministre, et Myriam El Khomri, notre ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, ont réuni les partenaires sociaux afin d’évoquer les impacts des attentats du 13 novembre et de l’Etat d’urgence sur le monde du travail. Cette réunion avec l’ensemble des organisations syndicales et patronales a dégagé quelques pistes de réflexions à investir, comme la sécurité dans les lieux de travail, la continuité de l’activité des entreprises, ou encore le rôle des employeurs et des organisations syndicales dans la détection de la radicalisation, axes qui alimenteront les discussions d’un comité d’étude.

Alors, comment travailler dans un climat d’insécurité ? Surtout pour les franciliens qui selon des sondages récents n’étaient déjà pas très enthousiasmés pour travailler dans Paris. En fermant les yeux? Aller, on y va! Les entreprises ne peuvent hélas pas faire grand chose sans un plan sécuritaire ambitieux du gouvernement. Une sécurité qui donne envie de travailler, qui donne envie d’acheter aux consommateurs, qui donnent envie d’investir aux capitaux!  Mais que peuvent faire les entreprises de leur côté? Elles doivent plus que jamais renforcer l’engagement de leurs salariés et redonner du sens au travail. Car il n’est déjà pas évident pour beaucoup d’aller travailler, mais il n’est évident pour personne de travailler quand les risques dépassent de loin les bénéfices.

Par ailleurs, cette réunion,  qui a aussi parlé de l’impact de l’Etat d’urgence sur le droit du travail,  a donc aussi abordé la question des manifestations. Car, au pays où la randonnée revendicative est un sport national, il faut que ça marche ! Et les lieux, et les dates, et les circuits qui ne doivent jamais être pris à la légère, le devront encore moins ! Mais certains se posent la question jusqu’où peut-on mettre nos libertés entre parenthèses ? Peut-être jusqu’à la liberté de vivre ? Peut-être faut-il apprendre à dire au revoir à la vie en troupeau pour mieux la retrouver ? Cependant, l’erreur serait de penser qu’il faut attendre que l’orage passe, car cet orage serait alors sans fin ! Non, le ciel bleu n’arrivera pas tout seul, et le gouvernement l’a enfin compris! Maintenant, espérons que les politiques soient à la hauteur des enjeux.

Et concernant les retombés économiques, elles sont déjà là : restauration, hôtellerie, événementiel font le vide ! Air France, par exemple, voient ses annulations décoller et ses réservations s’écraser.  Quel dommage pour la direction qui ne parle plus de restructuration, mais d’adaptation!

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