Attentats de Paris: une société traumatisée, endeuillée, mais qui travaille.

Les attentats de Paris de ce vendredi 13 novembre sont une tragédie pour l’humanité et particulièrement pour nous, citoyens français. Notre société endeuillée ne doit pas cesser pour autant de fonctionner. Bien au contraire, car il est bien évident qu’à l’instar des équipes médicales ou des forces de sécurités parisiennes, nous ne pouvons pas nous permettre de déserter nos postes. Et même si paradoxalement, des événements comme ceux-là peuvent, pour certains, les interroger sur leur engagement envers leur entreprise, et plus généralement, sur le sens de leur travail, il n’est pas l’heure de se poser trop de question auxquelles on risquerait de mal répondre.

Ainsi, les entreprises continuent de fonctionner et les salariés de travailler. Mais bien évidemment, nous ne sommes pas des machines et nombre de salariés ont l’esprit préoccupé. On l’aura compris, je ne parle même pas ici des familles, des proches, ou encore des collègues des victimes tuées, des victimes blessées physiquement, des victimes blessées psychiquement, ou encore  des  entreprises ayant perdu des collaborateurs.  J’espère pour eux qu’ils  sont tous accompagnés  par des professionnels.

Cet article s’adresse aux entreprises et aux travailleurs français en général. Comment travailler quand notre pays est en deuil? Quand nos esprits sont ailleurs? Quand on a peur? Quand on est traumatisé? Car il est évident que ces attentats ont eu des  impacts chez les travailleurs français, impacts qui sont  relatifs à nos  liens avec Paris ou encore à notre patriotisme, à notre amour envers à la France. Ainsi, les travailleurs français, et notamment les travailleurs parisiens sont actuellement en état de choc et sont vulnérables psychiquement.

Les directions, les managers, eux-mêmes traumatisés, auront compris que dans les prochains jours, il faudra redoubler de vigilance sur la santé psychique des salariés, qu’il n’est pas l’heure d’en demander trop, ni de faire des grandes annonces de changement d’organisation. Mais surtout, ils auront compris que les salariés ont besoin de s’exprimer, de communiquer les uns avec les autres. Une communication qui se doit sans jugement, car gardez bien en tête que tout le monde n’a pas les mêmes connaissances, les mêmes croyances, les mêmes convictions politiques. Ainsi, respectez les propos de chacun, propos qui pour autant se doivent de respecter les autres.

Bref, vous les travailleurs, communiquez, exprimez-vous, recueillez-vous, faîtes ce dont vous croyez avoir besoin pour vous sentir mieux, car non, on ne peut pas faire comme si rien ne s’était passé. Bien au contraire, il faut admettre cet événement: il est notre réalité, il faut donc apprendre à travailler avec. Il faut apprendre à travailler avec des annonces politiques importantes et un climat sécuritaire oppressant.

On a beaucoup entendu dans des discours de politiques et d’intellectuels : « La France a peur », « La France n’a pas peur », “Je suis en colère”, etc. Il faut comprendre que ce n’est pas vous qui décidez de ressentir de la peur ou pas, d’être en colère ou pas. Néanmoins, travaillez à décrypter vos émotions, vos ressenties, et assumez-les afin de les orienter: oui, j’ai peur, mais je vais prendre le métro, et je vais aller travailler et je ne vais pas m’arrêter de vivre pour autant! De même, apprenez à alimenter vos émotions. Ainsi, ne restez pas connecté en permanence aux informations, ne vous gavez pas d’infos! La plupart d’entre nous a déjà sûrement passé trop de temps devant son poste de télévision ou sur sa tablette depuis ces attentats. Restez informé, restez vigilant, mais ne restez pas immobile, ne restez pas bloqué, épargnez-vous!

La rédaction d’Allo Boulot Bobo adresse ses pensées les plus émues aux victimes de ces attentats, à leurs familles, à leurs proches et à leurs collègues de travail, et témoigne son soutien aux travailleurs parisiens, aux travailleurs français et affirme sa croyance en une société française du vivre et du travailler ensemble.

One comment

Laisser un commentaire