Bien-Être au Travail, à quoi jouent les entreprises ?

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Les nouvelles tendances du Bien-Être et de la Qualité de Vie au Travail

Article publié sur le site Boursorama.com par Le Cercle des Analystes Indépendants, le 28 juin 2016 et qui s’intitule “Bien-être au travail: les entreprises parviendront-elles à dépasser les démarches “gadgets”?”

Cours de yoga, méditation, sophrologie, massages, conciergerie, salle de jeux…. A l’occasion de la semaine pour la Qualité de Vie au Travail (QVT), les entreprises ont présenté leurs dernières “innovations” en terme de Bien-Être au Travail. Car les entreprises sont de plus en plus nombreuses à s’intéresser au bien-être de leurs salariés, considéré par beaucoup comme source de performance mais aussi comme moyen d’attirer les talents qui feront vivre l’entreprise demain.

L’apparition de “Chief Happiness Officer”, l’augmentation du nombre d’entreprises participant à des classements style “Great Place to Work”, “Happy at Work” ou encore Glassdoor confirme la tendance.

Beaucoup s’interrogent sur la pertinence de ces démarches, et si l’on entend souvent le terme de “greenwashing”, nous sommes en droit de nous demander si le terme “social washing ” peut s’utiliser. En d’autres termes, les quelques initiatives sociales mises en avant dans la communication de certaines entreprises ne cachent elles pas des pratiques générales discutables voire nocives sur le plan humain ?

Cela serait préoccupant, car depuis quelques années les entreprises doivent répondre à l’apparition de nouveaux risques : les risques psychosociaux (RPS) qui peuvent aller jusqu’au burnout voir jusqu’au suicide du salarié. Les RPS ont également un impact non-négligeable sur l’absentéisme, et lorsque l’on connait le coût de l’absentéisme dans le secteur privé et public….  Enfin dernier enjeu, celui de la rétention des talents, en effet, alors que le marché du travail évolue de façon accélérée la course pour faire venir les meilleurs profils s’intensifie.

Même les entreprises qui ne seraient pas convaincues par ces enjeux doivent se saisir du sujet. En effet, dans un souci de conformité réglementaire l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 19 juin 2013 oblige les entreprises a intégré la Qualité de Vie au Travail dans les négociations annuelles obligatoires. Cet accord a de plus été renforcé par la loi Rebsamen du 17 août 2015 qui pousse les entreprises à organiser une négociation obligatoire sur l’égalité professionnelle hommes/femmes et la QVT.

Malgré tout, les “innovations” citées en début d’article traitent des symptômes et non des causes.

A l’heure où les salariés partagent de plus en plus sur les réseaux sociaux, deux types d’entreprises se distinguent:

  • celles qui mettront en place de véritables dispositifs pour favoriser le bien-être et qui sauront à la fois réduire les risques et se rendre attractives
  • celles qui feront du “social washing”, qui risqueront de décevoir encore plus de salariés à qui on avait promis monts et merveilles.

 

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