Bonheur au travail, à force de volonté ?

Bonheur au travail, à force de volonté ? 

Eclairage à partir de l’article intitulé “Et si vouloir, c’était pouvoir?” paru sur le site cerveauetpsycho.fr en juin 2015, écrit par Christophe André, médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris.

Pour le philosophe français André Comte-Sponville, la volonté est une vertu. Elle nous aiderait “à mieux vivre & à moins souffrir”.

Dans les organisations, les bonnes volontés ne manquent pas. La plupart des enquêtes mettent d’ailleurs en exergue l’influence prépondérante de la nature de la tâche sur l’épanouissement professionnel. Les successives réformes de la formation professionnelle ne démontrent-elles pas ce besoin d’évolution, de développement, d’apprentissage ?

De la volonté à la motivation

Pourquoi la motivation fait-elle alors couler autant d’encre chez les experts & chercheurs en ressources humaines ? Pour quelles raisons le désengagement apparaît comme un phénomène aux sources obscures à endiguer ? Et quelle frontière existe-t-il entre volonté et motivation ?

Bien souvent, les salariés souhaitent être en mesure de faire correctement leur travail. En revanche, ils souffrent de ne pas avoir les moyens suffisants pour l’effectuer de manière qualitative, comme nous l’explique Anne-Françoise Bender, Docteur en Sciences de Gestion, Université Paris Sorbonne & Maître de conférences en Sciences de Gestion, CNAM Paris, dans son article “les quatre Etre & Avoir d’un management efficace”:

« tous les modèles psychologiques mettent l’accent sur un bon appariement entre les compétences, les aptitudes, les valeurs, l’intérêt personnel du travailleur, une charge de travail régulée et répartie équitablement, l’utilité de son travail et les exigences du poste qui demande un savoir-faire spécifique.”

Valeur, élément moteur de la volonté ?

“La volonté est un muscle”, explique Christophe André. Nous devons l’entretenir et le faire fonctionner régulièrement. Pour ce faire, il est nécessaire de nous astreindre à un minimum de discipline. En résistant aux tentations qui nous promettent un bonheur immédiat mais cependant vite consommé, nous développons la maîtrise de nous-même.

Cette volonté nous permet de construire les bénéfices à moyen et/ou long terme beaucoup plus profitables pour nous-même, les organisations et la société.

A force de concentrer notre attention et nos décisions sur des objectifs en cohérence avec nos valeurs, nous renforçons notre estime de nous-même.

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