Des salariés motivés: oui, mais pourquoi? Motivation intraquoi?

La question du pourquoi de nos actes est une question majeure dans le monde de l’entreprise. Et de cette question découle la notion de motivation supposée comme être la clé de la réussite pour beaucoup.

Mais comment définir la motivation ? Vallerand et Thill la définissent comme un « construit hypothétique » censé décrire les facteurs internes et/ou externes produisant « le déclenchement, la direction, l’intensité et la persistance du comportement » (1993).

Et nombreux sont les courants théoriques qui ont essayé d’approcher la motivation. En psychologie sociocognitive, par exemple, on peut citer brièvement les courants de l’attribution, les théories reposant sur le concept de but, la théorie du flux aussi appelée expérience optimale de Csikszentmihalyi – imprononçable, n’est-ce pas ?! -, ou encore la théorie sociale cognitive de Bandura.

Dans la question du mois de novembre, c’est la théorie de l’autodétermination de Deci et Ryan – qui postule que l’individu est en quête d’autonomie – qui a servi de base pour formuler les réponses à choisir. Dans cette théorie, la motivation se subdivise en plusieurs composantes se situant sur un continuum d’autodétermination: la motivation la plus autodéterminée est la motivation intrinsèque qui peut se définir comme le fait d’être motivé par une activité en tant que telle, la motivation extrinsèque où l’action est provoquée par une circonstance extérieure à l’individu (punition, récompense, pression sociale…), et enfin l’amotivation qui correspond à une absence de motivation. Motivation intrinsèque, extrinsèque et amotivation peuvent encore se subdiviser en plusieurs sous-types de motivation.

Par exemple, en analysant nos résultats, on observera que nos 90 répondants présentent plutôt une motivation intrinsèque pour accomplir leur travail, notamment une motivation à la connaissance pour 55%, une motivation à l’accomplissement pour 22%, et une motivation à la stimulation pour 11%. Cela est sans surprise si on met ces résultats en corrélation avec la catégorie socioprofessionnelle de nos participants. En effet, on constate que 67% des répondants sont des cadres et 11% des indépendants (artisans, commerçants, directeurs d’entreprises).

On comprendra instinctivement ceux qui pensent qu’il y a un réel  intérêt à développer et  à entretenir une motivation intrinsèque chez les salariés. Des études montrent en effet que des individus intrinsèquement motivés font preuve d’une meilleure créativité, d’une plus grande persévérance face à l’adversité, d’une meilleure concentration et enfin d’une meilleure performance en général. C’est pourquoi de nombreuses solutions managériales comme les pratiques d’empowerment,  de partage des informations et des connaissances, d’autonomie accrue, de travail en équipe, d’élargissement des tâches et de polyvalence…sont mises en oeuvre dans les entreprises et on ne peut que l’encourager (en fonction des contextes bien sûr!).

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