Burn-out et ESS

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Burn-out dans l’ESS

Article publié sur le site alterecoplus.fr le 19/08/2016 par Juliette Lelay, Jean-Philippe Teboul et Khanh Picard et qui s’intitule “Le burn-out dans l’économie sociale et solidaire, on en parle ?

Ce n’est un secret pour personne, la qualité de vie au travail n’est pas au rendez vous dans les associations et ONG où le harcèlement est monnaie courante, mais qu’en est-il dans l’économie sociale et solidaire ?

Les cas de burn-out sont aussi monnaie courante dans l’économie sociale et solidaire. En effet, les salariés de ces types d’entreprise n’ont généralement pas d’objectifs clairs de leur management et sont poussés à effectuer un travail épuisant sous couvert de défendre “une juste cause”.

Travailler dans l’intérêt général ne fait pas forcément le bonheur… et ils sont nombreux à quitter ce domaine pour rallier les grands bataillons de la frustration professionnelle.

Les salariés de l’ESS ont les mêmes attentes que les autres salariés en termes d’épanouissement professionnel: il faut que le métier exercé, le statut social, le salaire et la prescription du travail répondent aux attentes des salariés.

Ne sont en effet pas rares, les associations épinglées sur la place publique pour dépassement des horaires de travail, heures supplémentaires impayées, absence de mise en place d’instances de représentation du personnel. Et c’est bien là le paradoxe pour des organisations qui militent contre le non-respect du droit des personnes exclues, qu’elles le soient par le handicap, la pauvreté, les préjugés, la vieillesse, la maladie, mais qui n’ont que faire des droits de leurs propres salariés.

Tout cela entraine des problèmes de communication, les interactions entre salariés devenant ainsi conflictuelles et conduit à des jeux d’acteurs qui aboutissent au final à des manifestations de souffrance au travail bien que le salarié soit très attaché à la structure qui l’emploie.
Le burn-out a donc sa spécificité dans l’ESS, la pression n’est pas d’ordre commercial ou lié à la rentabilité mais vient de la posture du salarié-sauveur qui nie ses limites pour dépasser son champs initial d’intervention, persuadé qu’il le fait au nom d’une juste cause.

 

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