La qualité de vie: donner du sens au travail!

De même que le bonheur n’allonge pas la vie, le mieux-être au travail améliore t-il la performance? Et imaginons que non, cela a-t-il du sens une vie sans bonheur ou un travail sans qualité de vie? Donner du sens au travail, n’est-ce pas, finalement, la seule raison d’être d’une bonne qualité de vie au travail?

En effet, d’après une étude longitudinale de 10 ans publiée par l’hebdomadaire médical britannique Lancet, Sir Richard Peto (Université d’Oxford) et son équipe, en s’appuyant sur un échantillon de 720 000 participantes britanniques, ont montré que le bonheur n’a pas d’effet direct sur  la mortalité ou sur une bonne santé physique. De même, l’étude conclue qu’il n’y a pas d’effet direct du malheur ou du stress sur la mortalité. Non, même si c’est une idée bien répandue, être heureux ne te sauve pas de la mort! Dans les maisons de retraite avec une certaine éthique, l’absence d’une telle corrélation entre le bonheur et l’espérance de vie est même une évidence, d’où le droit au risque, une sorte de philosophie développée dans certains établissements ayant compris que le soin pour le soin n’a aucun sens et  qui permet à une vielle diabétique en fin de vie de manger un pain au chocolat sans mauvaise conscience. Certes, on peut te faire vivre très longtemps, mais à quel prix ? Sondé et alité ?

Mais est-ce que la qualité de vie au travail fonctionne pareille? Le travailleur heureux est-il plus productif? Car, oui, trop souvent, l’argument pour vendre la qualité de vie au travail, c’est la performance. Mais que signifie la performance? L’augmentation de la production ou la réduction des dépenses?

En effet, en ce qui concerne la réduction des coûts engendrés par le malheur au travail,  une bonne qualité de vie au travail est nécessaire, mais n’est-elle nécessaire que dans une société où la protection sociale est importante, comme la France qui prend en charge les arrêts maladies? On a pu, effectivement, constater, avec la mise en place du jour de carence, qu’il y avait moins d’arrêt maladies. Cependant, cette politique a, sans doute, sous-estimé le présentéisme des travailleurs les plus pauvres s’obligeant à venir travailler dans des états délétères et qui, avec une politique éthique, aurait dû conduire à la prise en charge de  l’arrêt maladie. Mais ce jour a été supprimé pour les fonctionnaires depuis le 1er janvier 2014. Est-ce parce que le présentéisme coûte plus chère?

Mais revenons à notre question de base. Le travailleur heureux est-il plus productif? Et bien la réponse est oui si l’on en croit la méta-analyse de Judge et al (2011) ou encore  l’étude de Whitman et al (2010).

De plus, si l’on veut travailler avec les jeunes générations Y et Z, des générations conscientes qu’elles devront se renouveler en permanence, apprendre à rebondir,  des générations qui n’attendront pas d’être à la retraite pour profiter de la vie, donner du sens au travail ne deviendra-t-il pas alors primordial pour attirer les meilleurs collaborateurs?

Mais, avant toute chose, la performance est devenu le maître-mot de tout un système évinçant une évidence: donner du sens! Et la qualité de vie au travail,  c’est, avant toute chose, donner du sens au travail, aussi ne vous en privez pas!

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