La RSE, ça paye! Hein, patron?!

L’article intitulé « 26 sociétés du CAC 40 lient critères RSE et rémunération des dirigeants » de Julie Le Bolzer publié le 6 janvier 2016 sur LesEchos.fr nous explique que plus de la moitié de nos grandes entreprises sont devenus plus que sensibles aux indicateurs de RSE puisqu’elles les ont intégré dans la rémunération variable de leurs patrons. La RSE devient ainsi plus que de la communication ou de la politique sans actes. Cela devient un objectif du grand patronat.

La loi Grenelle II du 12 juillet 2010 impose aux grandes entreprises réalisant un chiffre d’affaire supérieur à 100 millions d’euros de publier des informations sur leurs indicateurs de RSE et de confirmer ces indices par des organismes indépendants. Des marqueurs qui, rappelons-le, indique la vraie valeur de l’entreprise en détaillant performances environnementale, RH et sociétale. Quelle est l’économie choisie au niveau des matières premières ? Quelle politique de gestion des déchets est adoptée ? Quels impacts de l’activité de l’entreprise sur les consommateurs, les fournisseurs, les populations riveraines? Autant de questions auxquelles les indicateurs RSE apportent des réponses claires, précises et concises.

Mais les grandes entreprises sont allées plus loin que la loi. Devenant avant-gardistes, les grands groupes rémunèrent les grands patrons en fonction de leurs responsabilités environnementale, sociale et sociétale. Autrement dit, les indicateurs RSE ont intérêt à être dans le vert si les patrons veulent leurs primes. Le grand patronat devient ainsi directement impliqué dans la démarche de RSE. C’est son salaire qui est en jeu!

Est-ce le début d’une RSE opérante? Est-ce le début d’un nouveau visage du patronat qui se dessine ou du moins une révolution dans les fonctions des dirigeants?   Les entreprises  ont-elles  compris que la seule possibilité d’augmenter leurs marges était d’augmenter leurs niveaux d’exigences envers elles-mêmes? Car, la seule chose qui fait la différence avec la concurrence, n’est-ce pas la réelle preuve que l’on est différent? S’intéresse t-on enfin aux bénéfices sur le long terme? Mais, calmons-nous, la part variable de la rémunération des grands patrons est avant toute chose symbolique. On se doute bien que ce n’est pas 15% de leurs rémunérations, dont la moyenne annuelle était de 4,2 millions d’euros en 2014, qui va tout changer. Néanmoins, la révolution est que les indicateurs de RSE font partie intégrante de la valeur sur le marché des dirigeants. On concilie ainsi éthique et capitalisme.

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