Les TMS en Europe : pas une fatalité !

Les TMS en Europe : pas une fatalité !

Paru sur le site expoprotection.com le 25 septembre 2015, l’article intitulé « TMS : un enjeu majeur de prévention des risques professionnels en Europe » de Ségolène Kahn s’est basé sur une étude sur les TMS de Yves Roquelaure.

En Europe, la lutte contre les troubles musculo-squelettiques (TMS) doit devenir une priorité. En effet, un salarié européen sur deux souffrirait de TMS, et ce serait donc la première cause de maladies professionnelles. Les TMS résulteraient de la répétition des tâches de travail, des manipulations de charges lourdes, ou encore seraient accentués par le stress chronique au travail.

De plus, d’après une étude d’Eurofound, les salariés ne font pas ou ne veulent pas faire le lien entre les TMS et les maladies qu’ils déclarent. En effet, sur 120.000 employés de la région des Pays de la Loire souffrant de TMS, seuls 4.000 les avaient déclaré en maladies professionnelles. Cela s’expliquerait par un manque d’information évident sur le sujet, mais aussi par des démarches administratives lourdes, ou encore une peur de perdre son emploi.

Yves Roquelaure, enseignant chercheur en médecine et santé au travail à l’Université d’Angers et directeur du laboratoire d’ergonomie et d’épidémiologie en santé au travail, met  en cause certaines techniques managériales impliquées dans la formation des TMS, mais aussi un manque d’action des gouvernements européens, alors que répondre à ce problème permettrait de répondre aux problèmes de productivité et de qualité de certaines entreprises, ainsi que de rendre certains secteurs en crise, comme l’industrie, l’agriculture ou encore le bâtiment, attrayant.

Pour Yves Roquelaure, il est donc nécessaire d’améliorer les situations de travail et l’autonomie des travailleurs. Il propose, pour ce faire, que tous les acteurs de l’entreprise (dirigeants, salariés, professionnels de santé…) discutent autour des pratiques aboutissant aux TMS et mettent en place des plans d’actions concrets. Deuxièmement, Yves Roquelaure préconise d’effectuer des dépistages précoce des situations de travail à risque. Et enfin, pour ceux qui présentent ces affections, il recommande de trouver des solutions pour un retour et un maintient à l’emploi de façon durable.

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2 comments

    1. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont des affections physiques (comme par exemple, des douleurs articulaires, des tendinites, des lombalgies….) qui résultent d’une activité (professionnelle ou autre, comme la pratique d’un sport par exemple).
      Les risques psychosociaux sont des facteurs non physiques favorisant les troubles musculo-squelettiques (TMS) associés à l’environnement de travail. Mais attention, les RPS ne sont pas l’unique cause des TMS, car en effet, les causes des TMS sont multiples. Il entre aussi en jeu des facteurs biomécaniques ou encore des facteurs individuels (comme l’âge, le sexe, ou encore l’état de santé) .

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