NOKIA, tué par le “Bonheur au Travail”

NOKIA, TUÉ PAR LE “BONHEUR AU TRAVAIL”

On voit cette expression dans toute la presse dédiée à l’entreprise et au milieu RH, “le bonheur au travail” une expression optimiste qui contraste toutefois avec ses résultats.

Une grande partie des entreprises se soucient aujourd’hui du “bonheur de leurs salariés” depuis la publication des résultats de l’étude HAY Group qui prétend qu’un salarié “heureux” est 43% plus productif et 86% plus créatif et innovant

Alors management humaniste ou arnaque ?

Google et ses toboggans, des espaces de babyfoot, des salles de repos voir des séances de massage, les entreprises rivalisent d’idées pour faire le bonheur de leurs salariés, avec même l’avènement d’une nouvelle fonction le “CHO” pour “Chief Happiness Officer”

Si on met en parallèle ces avancées et le contexte actuelle de hausse de burn-outs, stress, vagues de suicides, on est en droit de se demander si le bonheur en entreprise est une réelle politique RH ou du “Happy Washing”.

Le cas NOKIA

Promouvoir le bonheur au travail revient en quelque sorte à proscrire toute émotion jugée négative; puisque le bonheur accroit la productivité, les émotions telles que le stress, la frustration en sont les freins.

Une étude de Timo Vuori (Université Aalto en Finlande) et Quy Huy (INSEAD Singapour) nous montre que comment la peur de paraître pessimiste a causé l’effondrement du géant Nokia.

Nokia était en 2007 le meilleur et le plus grand fabricant de téléphone mobile au monde et au même moment Apple sortait en grande pompe l’iPhone. Nokia se préparait à lui faire concurrence en dévoilant son système d’exploitation “Symbian Smartphone”. Ce système d’exploitation fonctionnait assez mal et les cadres intermédiaires de l’entreprise le savaient mais craignaient de transmettre cette information à leur hiérarchie puisque ces derniers avaient reçu pour consigne d’être optimiste et de ne transmettre que des informations positives… Ainsi le temps de changer les systèmes d’application, Nokia manquait le coche du smartphone

En conclusion, le bonheur au travail sans une politique pensée et structurée en amont est une réponse managériale à côté de la plaque.

 

 

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