Publication du baromètre des achats responsables de l’Obsar

achats responsables

Article publié sur le site www.decision-achats.fr le 7 février 2017 par % des acheteurs Eve Menesson et qui s’intitule “Achats responsables : la contrainte budgétaire est de moins en moins un frein”.

L’Obsar vie de publier son nouveau baromètre des achats responsables. L’enseignement principal à tirer de ce baromètre,  c’est que les acheteurs sont de plus en plus nombreux à comprendre que malgré un investissement de départ élevé, les achats responsables permettent de réaliser des économies sur le long terme.

Quels sont d’abord les priorités des acheteurs ?

  • Ils sont 43% à faire de leur politique d’achats responsables, une priorité (soit 1 point de plus par rapport à l’édition précédente)
  • la réduction des coûts restent bien entendu l’une des grandes priorités des acheteurs pour 43% également
  • l’amélioration de la qualité n’arrive qu’en 3ème position (20%) suivie de l’innovation (13%)

De plus en plus d’acheteurs font le lien entre achats responsables et responsabilité sociale des entreprises

La maitrise des coûts et des risques est jugée comme le critère le plus important (62%) des achats responsables par les acheteurs interrogés, l’environnement arrive second récoltant 44% des suffrages.

La responsabilité sociale de l’entreprise est jugée comme très importante 92% des acheteurs (+9% par rapport à l’édition précédente) . La corruption, critère qui n’était pas mesuré jusqu’à présent fait une entrée fracassante dans le classement et est déclaré comme très important par 45% des responsables achats.

Pourquoi les entreprises mettent en place des démarches d’achats responsables ?

La maitrise des coûts et des risques en est le critère principal, c’est d’ailleurs la ligne directrice de la norme internationale ISO 20400.

Dans les entreprises ayant mis en place une démarche d’achats responsables, elles sont 80% à réaliser une cartographie des risques et privilégient ainsi les moyens internes (67%) alors que les plateformes dédiées ne sont utilisés que par 16% des entreprises

Point noir de la maitrise des risques dans les coûts globaux des produits : la fin de vie des produits : ils sont seulement 47% des acheteurs à prendre en compte la fin de vie des produits dans les coûts globaux. La norme ISO 20400 va intégrer une méthode liée au cycle de vie du produit intégrant le coût global mais aussi les impacts sur la santé, l’environnement, les emplois…

Comment les entreprises sélectionnent leurs fournisseurs ?

La grande majorité des acheteurs procèdent à un analyse multi-critères. Sont donc analysés le prix, la qualité, la performance mais aussi le coût global.

Le caractère responsable des fournisseurs n’est une préoccupation que pour 56% des acheteurs (91% des acheteurs utilisent un questionnaire pour évaluer leurs fournisseurs)

Plus de 60% des entreprises suivent l’engagement des fournisseurs dans la gestion de leurs ressources (11%) et cet engagement est bien entendu mesurable. Sur les enjeux sociétaux 50% des entreprises s’en soucient, avec en tête de ce critère l’impact sur le bassin d’emploi local (61%), l’insertion (55%) et le respect des droits de l’homme (51%).

Le développement du territoire est le critère le plus cité par les organisations ayant mis en place une démarche d’achats responsables (18%) mais la typologie des entreprises différent : c’est surtout le cas pour les entreprises publiques (26%)

Les grands groupes et les ETI étant davantage motivés par l’analyse des risques fournisseurs (23%) et l’image de leur entreprise (19%) se désole encore Pierre Pelouzet, président de l’OBSAR.

 

Ce baromètre a été réalisé à partir d’un questionnaire auquel ont répondu 1200 entreprises.

 

 

 

 

 

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