LA RSE en 2016, ça donne quoi ?

LA RSE en 2016, ça donne quoi ?

Article publié sur e-rse.net par Clément Fournier le 28 juin 2016 et qui s’intitule « Etat des lieux de l’univers des professionnels de la RSE en 2016 »

Cette article fait suite à la publication du « rapport annuel sur l’état du monde des professionnels de la RSE et du développement durable » mené par GreenBiz (questionnaire envoyé à 6000 professionnels de la RSE et du Développement Durable dans 500 organisations).

1er constat : En 20 ans la RSE/DD est devenu un enjeu majeur

En 1990, 5% des entreprises du classement Fortune 500 possédait un département dédié à la RSE et au Développement Durable. Aujourd’hui, elles sont plus de 85% à avoir mis en place un département dédié. A noter, que l’accélération du phénomène a eu lieu entre 2007 et 2010 où plus de 25% des entreprises ont créé leur département.

2ème constat : La RSE est devenu un véritable enjeu d’entreprise pour une nouvelle “performance responsable”

Sur les 6000 professionnels interrogés, 82% déclarent que le budget du département a augmenté (40%) ou est resté stable (42%). Parmi les postes d’investissement qui augmentent le plus, on peut citer le budget alloué à la supply chain durable (+47% entre 2014 et 2015), à l’innovation durable et responsable (+46%) et à la question de l’engagement RSE des salariés (+42%)

Le budget augmentant, c’est aussi les équipes de ces directions qui augmentent :

En 2010 53% des entreprises interrogées avaient un département RSE/DD avec moins de 5 salariés, elles ne sont plus que 41% aujourd’hui et 23% des entreprises ont des équipes de 16 à 20 salariés alors qu’elles n’étaient que 17% en 2010.

3ème constat : les directeurs sont de plus en plus impliqués dans la démarche

Aujourd’hui, 43% des départements RSE ont un vice président qui dépend directement de l’éxécutif contre seulement 32% l’an dernier.

Autre signe fort, en France, 65% des entreprises du CAC 40 ont intégré des indicateurs environnementaux, sociétaux et sociaux dans la rémunération variable de leur dirigeant.

4ème constat : la RSE/DD permet une meilleure coopération

En effet, la RSE est par définition transversale à l’entreprise puisqu’elle touche tous les publics de l’entreprise. Ainsi les entreprises allouent de plus en plus de ressources liées au développement durable à des départements comme la logistique, la gestion de site, ce qui entraine une coopération en interne.

Mais cette coopération a aussi lieu en externe :

80% des entreprises ont noué des partenariats avec des consultants et experts sur la thématique de la RSE. 79% des personnes interrogés déclarent que la coopération entre les différents acteurs de d’un secteur sera très importante pour continuer à faire de l’innovation durable et responsable à l’avenir.

En conclusion, on peut dire que la RSE est entrée aujourd’hui dans les standards opérationnels.

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